Gestionnaire de fortune : quelles sont ses activités ?
Le gestionnaire de fortune exerce généralement au sein d’une banque privée ou d’une division spécialisée d’un grand groupe bancaire, auprès d’une clientèle fortunée : les HNWI (High Net Worth Individuals). Il ne se limite pas à placer l’épargne : il analyse la situation globale du client (famille, entreprise, immobilier, actifs financiers, résidences fiscales) et construit une stratégie sur mesure. Il doit traiter l’ensemble des sujets techniques de cette clientèle : juridiques, fiscaux, patrimoniaux et financiers.
Selon son employeur, il propose une offre de gestion discrétionnaire et de conseil, ainsi que du crédit. Il respecte un cadre réglementaire exigeant : MiFID II, règlement général de l’AMF et lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT). Face à des clients dont les actifs et les résidences sont répartis dans plusieurs pays, il maîtrise aussi les conventions fiscales et le droit international privé.
Les frontières avec le conseiller en gestion de patrimoine s’estompent : les deux métiers se rapprochent, le CGP intégrant des approches autrefois réservées à la gestion de fortune. Ce qui distingue le gestionnaire de fortune, c’est la taille des patrimoines et la complexité des dossiers, y compris transfrontaliers.
Le parcours EMDGIP vous forme à devenir un gestionnaire de fortune compétent pour :
- Diagnostiquer : analyser le patrimoine, les objectifs, le profil de risque et la situation internationale du client
- Structurer : définir l’allocation et les montages juridiques et fiscaux adaptés (démembrement, société, assurance-vie, holding)
- Piloter : suivre les portefeuilles, arbitrer et ajuster la stratégie selon les marchés et la réglementation
- Transmettre : préparer la succession, la donation et la transmission d’entreprise, en lien avec notaires, avocats et experts-comptables
- Sécuriser et fidéliser : garantir la conformité (KYC, LCB-FT), rendre compte et accompagner la famille dans la durée
Gestionnaire de fortune : quelles sont ses qualités ?
Le métier exige une excellente maîtrise de la finance de marché, du droit patrimonial, de la fiscalité des particuliers et des mécanismes internationaux (conventions fiscales, droit international privé). Le gestionnaire de fortune doit raisonner en vision globale et recommander des stratégies cohérentes avec les contraintes de chaque pays concerné.
Il doit surtout inspirer confiance : les recruteurs attendent une grande rigueur, un excellent relationnel et de la réactivité, ainsi qu’un un sens accru de la confidentialité pour les postes seniors.
Les aptitudes complémentaires recommandées, acquises à la suite de l’EMDGIP :
- Discrétion absolue et éthique irréprochable
- Aisance relationnelle et pédagogie auprès de clients exigeants
- Rigueur juridique, fiscale et réglementaire
- Maîtrise de l’anglais, indispensable en contexte international
- Esprit d’équipe pour coordonner notaires, avocats, fiscalistes et experts-comptables
- Veille permanente sur les marchés, la fiscalité et la réglementation
Gestionnaire de fortune : panorama du métier
Quelle est la rémunération d'un Gestionnaire de fortune ?
La rémunération annuelle brute dépend principalement de l’expérience :
- Profil débutant : 40-45 k€ brut/an
- Profil confirmé : 60-90 k€ brut/an
Source : APEC
Qui recrute des Gestionnaires de fortune ?
Quelles évolutions de carrière pour un Gestionnaire de fortune ?
Le gestionnaire de fortune peut choisir de se spécialiser et devenir :
- Directeur de banque privée
- Responsable de gestion de fortune
- Family officer
- Ingénieur patrimonial
- Associé de cabinet de gestion de patrimoine indépendant





















